PRESENTATION

QUI SONT LES ROMS ?

Sous ce nom on regroupe diverses populations ( voir ici ce qu'en dit , par exemple, wikipedia) dont la majorité s'est sédentarisée en Europe de l'Est, pour l'essentiel en Roumanie et et en Bulgarie. Les Roms qui se sont installés cet été dans le bidonville situé en bord de la N7 à Ris Orangis sont donc des migrants venus chercher dans notre pays un avenir moins sombre. Ce ne sont pas des "gens du voyage" même si de nombreux "gens du voyage" sont aussi des roms. Bien que citoyens européens, possédant le même passeport de l'Union Européenne que les Français, les Belges ou les Polonais par exemple, ils ont les mêmes devoirs mais pas encore les même droits puisque, contrairement au célébre "plombier polonais", ils n'ont pas encore le droit de travailler sans passer par une série de démarches longues et peu incitatives pour les employeurs français.

Le document du sénat (01)* complète cette présentation sommaire.

POURQUOI SONT-ILS ICI ?

Pour le savoir exactement, il faudrait les interroger tous et les réponses seraient sans doute diverses. Peut-être citeraient-ils l'insupportable racisme anti-rom en europe de l'Est, l'effroyable misère, l' absence de perspectives, la corruption qui a détourné une bonne partie des subventions enropéennes qui leur étaient destiné. ( lire ici) . Iraient-ils jusqu'à expliquer que nos poubelles sont plus riches que celles de Roumanie ? Ce qui est sûr, c'est que comme la plupart des migrants qui arrivent dans notre pays, ils sont à la recherche d'un avenir meilleur pour eux et leurs enfants. Ils ont le désir, comme avant eux bien des migrants venus d'Afrique, d'Asie ou d'Europe de s'intégrer dans notre pays.

DE QUOI VIVENT-ILS ?

Ou, plutôt, de quoi survivent-ils ? Certains, vous les avez sans doute vu avec leur vélos suivis d'une remorque, récupérent les métaux sur les trottoirs les jours d'enlévement des "encombrants". ( Savez vous que, sinon, ces encombrants sont enterrés et non recyclés ?) D'autres pratiquent la mendicité. D'autes encore font - au noir puisqu'ils n'ont pas d'autre possiblité - des petits travaux dans le BTP. Ils vendent parfois des journaux ou des bouquets de jonquilles cueillies dans les bois de la région. Beaucoup profitent du fait que nos supermarchés et nos boulangeries jettent chaque jours des tonnes de nourriture devenue invendable mais encore consommable. Certains, sûrement, sont moins honnètes et mettent leur débrouillardise au service d'activités illicites. Mais aucun n'est riche,aucun n'a de compte en Suisse : derrière les barraques en planches des bidonvilles il n'y a que la misère qui se cache.

QUELLE EST LA POSITION OFFICIELLE DE LA FRANCE VIS A VIS DES ROMS ?

La France s'est engagée vis à vis des autorités européennes (02) à intéger ces migrants grâce à une politique qui repose sur la logique suivante:

- L'application du "droit commun" : les roms doivent disposer des même droits et devoirs que tous les autres citoyens.

- Ils doivent pouvoir accéder à une scolarité normale pour leurs enfants. comme ce fut le cas pour Anina Ciurcu

- Ils doivent pouvoir - enfin - accéder à des emplois légaux, les restrictions des régles européennes qui les frappent devant être levées à la fin cette année.

- Ils doivent pouvoir accéder aux logements sociaux.

Ces engagements sont rappelés dans la circulaire (03) Interministérielle d'Août dernier, signée de plusieurs ministres, y compris Manuel Valls. Cette circulaire définit le cadre légal des expulsions des campementss de roms ( dans le langage officiel, on ne parle pas de bidonvilles mais de campements illicites). Si cette circulaire était respectée, les expulsions ne pourraient avoir lieu qu'à la demande des propriétaires ou en cas de danger imminent et devraient être accompagnées de mesure visant à respecter les 4 critères évoqués précédemment.

QUE S'EST-IL PASSE A RIS-ORANGIS

A partir de cet été, des dizaines de familles roms, souvent chassées de campements précédents, sont venus s'installer en bordure de la N7, dans un bois en friche, à l'intersection de la N7 et de la route qui va vers la gare de Grigny (voir plan 10) . Peu à peu elles y ont construit des cabanes à partir de matériaux de récupération. Elles ont toutefois été confrontées à de nombreux problémes : l''absence de point d'eau - ce qui les a conduit à aller se servir sur une borne à incendie de l'autre coté de la N7, l'absence d'enlèvement des ordures ménagères - ce qui a entrainé le pullulement des rats - et la non scolarisations de leurs enfants.

QUI AIDE LES ROMS ?

On peut citer l'ASEFRR ( Association de Solidarité en Essonne avec les Familles Roms et Roumaines) qui fait partie du réseau Romeurope et qui depuis de nombreuses années s'éfforce d'apporter une aide à ces familles.

Mais auss le PEROU ( non pas le pays d'Amérique du Sud mais le Pole d'Exploration des Ressources Urbaine) qui a tenté une expérience originale : faciliter l'intégration des roms en commençant par leur rendre la vie plus facile et en tissant des liens entre le bidonville et la cité ( 06) C'est l'ASEFRR qui avait invitéer le PEROU à venir tenter cette "expérience" afin de casser le cycle des expulsions en chaine.

Autour de ces associations se sont rassemblés différents voisins, et des acteurs de la vie associative de la ville. Ils ont constitué ce qui a pris le nom de CRS ( Collectif des Rissois Solidaire) Avec, en particulier le Secours Populaire qui a apporté, et continue à apporter, vétements et nourriture aux familles.

D'autres associations et personnalités ont apporté leurs concours, souvent proches des milieux religieux de la ville : Le rabin et le Secours Catholique par exemple. Mais la liste n'est pas exclusive et dépasse tous les clivages politiques et religieux.(86)

LES PREMIERES REACTIONS DU MAIRE DE RIS-ORANGIS

La réaction du nouveau Maire de Ris-Orangis (19) fut de parler uniquement de démantellement, de ne pas répondre à l'invitation au dialogue du PEROU (08) et de refuser la scolarisation des enfants. Celle-ci fut demandée par les familles dés la rentrée de septembre, refusée par le maire précédent, monsieur Thierry Mandon devenu député, et ce refus fut poursuivi avec acharnement par M Raffalli, le nouveau maire.

Un tract signé du Front de Gauche, de l'Assemblée citoyenne et de la "Nouvelle Union pour Ris-Orangis ",(32) qui évoquait le sujet et rappelait au Maire ses obligations légales fut attaqué avec violence par la secrétaire de la section locale du PS (23).

Quelques réactions de citoyens et d'associations montrèrent l'indignation que cette attitude a entrainé (48) (49) ( 52) (56).

Une pétition réclamant la scolarisation des enfants dans le cadre du respect de la loi a été signée par plus de 560 personnes

Sous la pression, le maire décida de "scolariser" tous les enfants roms dans une classe unique, installée dans un gymnase et l'inspection accadémique accepta, avec réticence, d'y détacher deux enseignants spécialisés.

Cette initiative justifiée par la soudaine découverte que le maire de Ris-Orangis, avocat de formation avait, tel le petit père des peuples, des idées novatrices et révolutionnaires en matière d'intégration et de scolarisation, ne dura que quelques semaines. L'indignation fut internationale (42 et 72) et comdamnée par le défenseur des droits (43) Le préfet exigea du maire que les enfants soient scolarisés normalement ce qui se fit le 19 février 2013 . Cinq mois aprés les premières demandes (68).

Néanmoins M. Raffalli continua de tenter de s'opposer à cette mesure via différents courriers (24) (25) (26) distribués aux parents d'élèves et aux enseignants de l'école qui a intégré - sans probléme particulier- les enfants roms.

LES PREJUGES ET LA QUESTION DE LA XENOPHOBIE.

Comme le rappelle le document du sénat (01), les populations roms sont, hélas habitués à subir des discriminations.

En voici un extrait :

Du XVe au XVIIe siècle, les Roms installés en Europe connaissent leurs premières expériences de discrimination dans l’Empire ottoman et en Europe centrale, notamment le servage et l’esclavage en Valachie et en Moldavie, ou encore la marginalisation et la persécution en Europe de l’Ouest. Au XVIIIe siècle – l’« Âge des Lumières » dans l’histoire européenne –les Roms sont exposés à de « nouvelles méthodes » de discrimination, telles que l’internement en Espagne ou les lois ordonnant l’assimilation forcée dans l’empire austro-hongrois. En 1860, l’esclavage des Roms est aboli dans les principautés roumaines. Les processus et les changements politiques survenus à la fin du XIXe et au début du XXe siècle affectent aussi les Roms. Ces changements se reflètent dans l’intensification de la discrimination dans une région ayant jadis fait partie de l’empire austro-hongrois et par le traitement des Roms comme un peuple à part (mais faisant partie intégrante de la société) dans la jeune Union soviétique.

La discrimination atteint son paroxysme durant la Seconde Guerre mondiale, avec le génocide orchestré par les nazis. On estime que 400 000 à 500 000 Roms et Sintés ont été exterminés par le régime hitlérien. Lors du procès de Nuremberg, aucune mention n’est pourtant faite de ce génocide et aucune aide et réparation n’est accordée aux Roms qui ont survécu aux camps d’extermination.

On en est plus là mais les préjugés ont la vie dure, ici comme là bas et, malheureusement certains hommes politiques cultivent ces préjugés. Cela va de Manuel Valls pour qui les roms ne veulent pas s'intéger (17) à l'encouragement donné par M Raffalli aux auteurs d'un tract étrange (29) qui dénoncait les roms qui "cohabitent avec les rats".

Les mots ont un sens: on cohabite avec des amis, des voisins, de la famille. On est victime de l'envahissement des rats quand les ordures ménagères s'entassent et ne sont pas ramassées.

Le plus curieux est que ce tract, anonyme mais écrit dans un français précis et presque juridique invitait à une manifestation "prévue" devant la mairie, mais on ne sait par qui, à une heure non précisée et que pourtant elle rassembla quelques dizaines de personnes, comme si, ainsi que cela fut rapporté par des médisants, une partie du personnel municipal avait été mobilisée pour cela..

Anonyme donc, mais pas dénoncé par le Maire malgré son caractére ouvertement xénophobe et frisant l'incitation à la haine et à la violence. Si l'on en croit d'autres médisants présents, le maire aurait même encouragé des propos ouvertement racistes... mais qui peut croire qu'un élu de la république, qui plus est socialiste, se serait abaissé à ce point ? D'ailleurs, il a démenti. Non ? Non, il n'a pas démenti !

Pas plus qu'il ne s'est désolidarisé du site Internet xénophobe "français de souche" qui a repris son argumentaire (ici)

QUELS JUSTIFICATIONS A L'EXPULSION

Le terrain appartenant au Conseil général et celui-ci n'ayant pas demandé d'expulsion, la seule justification qui restait était celle de la sécurité.

La circulaire précise bien que "dans certains cas, la situation au regard de la sécurité des personnes, y compris d’un point de vue sanitaire, peut imposer une action immédiate. Plus fréquemment, lorsque le propriétaire a obtenu une décision de justice prononçant l’expulsion des occupants sans titre, il vous appartient... etc". Autrement dit, en général on n'expulse au nom du droit de propriété et sinon c'est que la sécurité des personnes est en jeu.

Ainsi le trés long arrêté du maire détaille-t-il tous les risques encourus par ces familles (28).

Ces risques sont, pour la plupart réels mais l'arrêté ne tient pas compte des travaux déja entrepris sur le site pour le sécuriser.: épandage de copeaux de bois pour éviter la boue, construction de "l'ambassade du PEROU" lieu de convivialité, de réunion et d'insertion, batiment provisoire, comme n'importe quelle cabane de chantier pourtant tolérée et construite avec l'aide d'architecte, dératisation, ramassage des ordures par des bénévoles, extincteurs, installation d'un groupe éléctrogène (offert par le rabin dit-on), mise aux norme de l'installation éléctrique, et même plantation de fleurs...

L'arrêté fut signé le 29 mars et exécuté le 3 Avril (80). Au nom, donc de la sécurité ...

ET MAINTENANT ?

En ce début glacial de printemps, c'est environ un millier de roms qui ont ainsi vu leurs abris de fortune rasés par les tracto-pelles dans l'Essonne.

Les propositions de relogements sont presque partout les mêmes : On demande aux familles de se séparéer et l'on envoie les hommes et les femmes dans des villes différentes, voire dans des départemlents différents. Presque tout le travail de relogement repose sur les associations. Les seuls qui peuvent espérer un toit sont les femmes enceintes et les bébés de moins de 3 ans...

Et puis il y a le 115 , comme s'il suffisait de donner ce numéro de téléphone pour régler tous les problèmes d'hébergement, comme si le 115 disposait d'assez de ressources...

Le témoignage d'Yvette, de la LDH qui a accompagné les expulsés du bidonville de la N7 fait froid dans le dos (80) Il faut le lire pour mesurer l'inhumanité du procédé et saluer l'abnégation des femmes et des hommes qui tentent d'atténuer au maximum les conséquences de décisions inhumaines appuyées par des arguments de mauvaises foi.

- Comment, en effet, parler de sécurité quand on remplace de fait, des cabanes de bois par des abris en carton sur le trottoir ? Qu'on y envoie des enfants de 4 ans ?

- Comment parler de bonne foi si l'on se plaint des rats alors qu' on refuse le ramassage des ordures ? Quel que soit le prix payé !

- Comment oser parler de refus d'insertion alors que des familles font maintenant des heures de transport pour permettre à leurs enfants de continuer à aller à l'école ?

- Comment se plaindre que les roms traversaient la N7 pour aller s'approvisionner en eau à une borne à incendie quand on leur a refusé un accés légal à l'eau pour ne pas "péréniser" le bidonville ?

- Comment se plaindre que les pompiers ne pouvaient pas intervenir sur le bidonville quand on a donné précédemment l'ordre de bloquer tous les accés avec des gros blocs de pierre ?

- Comment parler d'intégration quand on a détruit tout ce qui allait dans ce sens ?

- Comment peut-on être à ce point dénué d'humanité ? Comment peut-on attendre qu'on fasse la moindre confiance à des gens qui ont ce genre de pratique ? Comment pourront-ils, demain, solliciter nos suffrages ?

Pour que chacun puisse mesurer l'hypocrisie de l'alibi "sécuritaire" de cette expulsion voici un extrait du compte rendu de la journée du lundi, 5 jours aprés l'expulsion, fait par un autre accompagnateur :

Un appel au 115 (service de l'Etat pour l'hébergement d'urgence) nous permet d'apprendre que l'abri de nuit pour les hommes à Corbeil, est saturé. On nous demande de rappeler à 22 heures ce soir pour savoir s'il y a des places. Et l'on nous dit qu'il y a encore 12 places pour les femmes, les mamans et les enfants, à Etampes, 12 alors que femmes et enfants représentent 25 personnes.

Le compte n'y est vraiment pas. Les responsables publics (Préfet et Maire en premier lieu) ont donc détruit l'habitat de fortune de nos amis, tout en sachant qu'ils prenaient ainsi la responsabilité de laisser des enfants mineurs à la rue. Le Conseil général avec ses critères réservant les nuitées d'hôtel aux familles comptant des enfants de moins de 3 ans (comme s'il avait moins le devoir de protéger ceux de 4 ans !), estime qu'il a répondu à ses devoirs et nous renvoie vers l'Etat.

Toute la journée (fort heureusement il ne fait pas trop froid jusqu'à 15h00), nous la passons avec eux devant la MDS puis dans le Parc de la Theuillerie où grâce à nos amis Anna et Jean, une petite restauration a pu être assurée, complétée par Daniel et Nicole.

Inutile d'espérer de penser que la mairie ouvre une salle pour permettre à nos amis de se réchauffer et se reposer. Nous ne demanderons pas à la Paroisse ni à la MJC de nous accueillir, ne sachant que trop les remontrances et les pressions qu'ils ont reçues pour s'être montrés simplement humains.

Sans solution alors que le froid tombe sur le Parc de la Theuillerie, des hommes vont parlementer et obtiennent de pouvoir dormir cette nuit dans un bidonville où ils construiront des cabanes supplémentaires pour se réinstaller.

C'est à une véritable persécution ethnique que l'on assiste. Et l'on ne peut s'empêcher de demander à M. Valls, à son Préfet, au Pt du Conseil général, au maire de Ris-O, pourquoi détruire leur habitat de fortune, si c'est pour en arriver là ? Et l'on ne peut s'empêcher de penser que que ce n'est pas pour le problème que peut poser l'accueil de 15 à 20.000 Roms que nos gouvernants se comportent ainsi, mais pour atteindre des buts concernant tous les français, des buts où ni le droit au logement des Roms, ni celui des français, ni le droit à la santé des Roms, ni celui des français, ni le droit au travail des Roms, ni celui des français, ni le droit à l'éducation des enfants Roms, ni celui des petits français, ne seront mieux assurés demain.

Depuis mercredi dernier, dans la tourmente qui s'est abattue sur eux, fort heureusement, ils auront vu de la France des visages leur souhaitant la bienvenue : ceux de Nicole, Colette, Loubna, Anna, Yvette, Elizabeth, Claudia, Daisie, Marie-Louise, Nadjed, Patricia, Cécile, Jean, Daniel, Vincent, Max, Farid...

Merci à la Paroisse et à nombre de ses membres, à la MJC et à nombre de ses adhérents, au Secours Catholique et au Secours Populaire, à l'ASEFRR, de leur aide durant ces 5 dernières journées éprouvantes.

Comment ne pas comprendre sa colère ? Comment ne pas partager ses doutes quant aux objectifs politiques rééls de ceux qui nous mentent ainsi ?

Une procédure judiciare a été tentée afin de contraindre le prefet a assurer des conditions d'hébergements digne. Le Tribunal de Versailles a reconnu le caractère inacceptable de ce qui avait été fait mais pris note des nouveaux engagement du prefet (86). L'avenir dira si le tribunal avait raison de croire à ces engagements.

UN PEU D'OPTIMISME QUAND MEME ?

D'abord une dizaine de familles roms sont maintenant inscrits dans un processus d'insertion avec à la clef un hébergement provisoire, des perspectives d'emploi et le maintien de la scolarité pour les enfants. Comment ne pas s'en féliciter même si "l'arbre cache la forêt". Même si ceux qui s'y sont opposé depuis des mois vont tenter de s'en faire une gloire...Même si logement travail et écoles sont à des dizaines de kilométres les uns des autres.

Ensuite tout un archipel de "gens de bonne volonté" s'est constitué autour des roms. Il a pris la mesure de son importance. De sa force et de ses faiblesses. Il faudra, demain, sans doute compter avec tous ces citoyens. certains n'avaient pas l'habitude de se parler. Ils ont appris à se connaitre et à se respecter.

A l'entrée du bidonville, avant le passage des engins de destruction, on pouvait lire :

LES FORCES QUI VONT ME MANQUER UN JOUR, JE LES DEPENSE

Il reste encore bien des forces à dépenser.

* les numéros entre parenthèses renvoient au documents cités dans la page précédente

Ce document de présentation a été rédigé par l'administrateur du site "le-trait-d-union.org" merci de lui signaler toute erreur factuelle, tout document à ajouter, voir toute prise de parole publique qui lui aurait échappée.